Voici ci-dessous une tribune, qui m'a pour le moins choqué, publiée dans Challain Info Septembre - Octobre 2019, et écrite par Guy ROBERT de La Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles (tout un programme...)


"Beaucoup de personnes nous aident à lutter contre les frelons asiatiques en piégeant dans leurs camélias : grand merci à tous et on peut encore mieux faire. Si d'autres "camélias" veulent participer qu'il se fassent connaître !

Ainsi, c'est une vingtaine de fondatrices piégées du 15 février à fin juin 2019 et leurs plus ou moins 300 ouvrières détruites.

C'est pour l'année 2019 autant de nids en moins à Challain à détruire plus tard et surtout moins de problèmes de santé pour nous tous : bravo et merci à tous.

N"oubliez pas de détruire ou faire détruire ragondins, rats musqués, blaireaux, renards et autres nuisibles...

Attention aux chenilles processionnaires du pin, du chêne (c'est nouveau et très urticant pour l'humain et les animaux).

Protégez vos cheminées des choucas des tours par du grillage très solide. Je suis désolé les choucas resteront protégés encore longtemps, ils sont pourtant très désagréables à cause de leur nombre et on manque de déclarations de dégâts sur fruits, légumes, dans les exploitations etc...

Toutes espèces qu'elles soient végétales ou animales qui n'ont pas de prédateurs se développent toujours. Dans le cas des choucas le système écologique ne nous aide pas."




La saison 2019 démarre demain samedi 8 Juin !

Vous pourrez flâner au sein du potager les jeudi et samedi, de 11h à 18h30.

Ces horaires pourront s'élargir au fur et à mesure que l'explosion printanière s'atténuera.

A bientôt peut-être au Potager !

Il semblerait que notre gestion du Potager du Château ait pu quelque peu surprendre les riverains. Voici donc quelques explications, qui je l'espère rassureront certaines personnes.


"C'est pas propre, il tond jamais sa pelouse !"


Chacun sa sensibilité et son histoire, mais pour nous il est clair que nous ne considérons pas les herbes comme étant "sales". Nous comprenons qu'il soit plus facile et agréable de se promener sur une pelouse courte, mais jusqu'à présent, le Potager était fermé au public...


Le printemps est le retour à la vie, et les fleurs et graines explosent de toute part. Nous pensons qu'il est non seulement vain de vouloir lutter contre toute cette force vitale, le combat étant perdu d'avance, mais qu'il est de notre rôle de canaliser, rediriger, voire amplifier cette énergie et la mettre au service du lieu et de nos cultures.


Je vous invite à un petit travail d'imagination, en vous plaçant à l'échelle d'un insecte : une allée entre deux cultures devient une plaine, une fleur remplie de nectar devient un garde-manger, une haute tige de graminée prend les allures d'arbre centenaire.

Couper toute tige d'herbe pouvant dépasser un tant soit peu à la sortie de l'hiver, peut rapidement condamner des centaines d'espèces d'insectes à la famine, et amener ceux-ci à se ruer sur nos cultures.

Les fleurs printanières sont cruciales au moment de la sortie des premières abeilles, si précieuses à la pollinisation de nos fruitiers et autres courges.

Les hautes herbes accueilleront certains insectes comme les pucerons, évitant à ces derniers d'aller s'installer directement dans les fruitiers.

Par ailleurs, en protégeant les insectes, on attire également les oiseaux et chauve-souris, qui réguleront les insectes qui peuvent s'attaquer à nos cultures, je pense notamment au carpocapse pour les pommiers.


Enfin, le fait de laisser pousser les herbes au printemps, permet de récolter une quantité incroyable de biomasse, parfaitement gratuite, riche en azote et en minéraux, afin de fournir une couverture végétale protectrice au sol de nos planches de culture. La fin mai est une bonne période car il commence à faire suffisamment chaud, et les herbes sèchent rapidement, ce qui évite l'entrée en fermentation, facteur de pourriture et vecteur de maladies au pied de nos légumes. Ci-dessous de la tonte de gazon au pied de plants de poivron et physalis.



Nous espérons avoir pu éclaircir certaines interrogations. Nous souhaitons néanmoins signaler, que le fait d'avoir laisser pousser jusque fin mai n'est pas une négligence de notre part, mais une démarche bien comprise et assumée.