Même si les températures ne s'y prêtent pas encore, c'est quand même bien agréable une petite bière après le travail, ou pour l'apéro !


Je partage ici le lien du financement participatif de Jean-Baptiste, brasseur de Belle de Maine, à Bouchemaine.


https://fr.ulule.com/un-nouveau-depart-pour-la-brasserie-belle-de-maine/



Cette saison tant attendue a déjà débuté depuis quelques jours, depuis l'équinoxe de... printemps.

Le terme équinoxe provient du latin aequinoctium, de aequus (égal) et nox, noctis (nuit). C'est donc le moment où la durée du jour est égale à la durée de la nuit. De par les journées ensoleillées et les douces nuits, on aurait tendance à penser que l'été est la période la plus propice à la croissance de la Nature. Puis en y réfléchissant un peu, on se rappelle des semaines de sécheresse et des pelouses grillées. Certes, la chaleur et le soleil nourrissent abondamment les fruits, mais si l'été venait à durer trop longtemps cela deviendrait vite problématique.

La croissance des plantes est optimale dans le croisement particulier de 3 courbes : chaleur - humidité - luminosité. A nos latitudes, ces 3 paramètres se rejoignent justement au printemps et à l'automne. Il suffit de regarder les forêts équatoriales pour avoir un aperçu de ce que ça donne quand ces paramètres sont réunis quasiment toute l'année.


J'avais tendance à penser que les hivers et les étés s'alternaient, d'un opposé à un autre, tel un pendule dont le mouvement se nourrit de l'élan donné par un extrême à l'autre. Et si le mouvement n'était pas initié par les extrêmes, mais par le milieu, par la "volonté" de revenir à l'équilibre ?


Nous autres êtres humains avons tendance à rechercher LA solution miracle, la potion magique, l’élixir de jouvence, et encore bien d'autres noms. Ainsi, lorsque cette solution est trouvée, elle est appliquée et suivie à la lettre, systématiquement, jusqu'à devenir un dogme... jusqu'à ce que l'on tombe sur un cas où cette dite solution ne fonctionne pas, et patatra ! Notre idole s'effondre de tout son poids, nous rendant à nouveau avide de la prochaine nouvelle solution miracle qui cette fois-ci, espérons-le, tiendra ses promesses !


C'est que nous avons confondu équilibre et immobilité. L'équilibre est l'acceptation de la mise en mouvement (déséquilibre) pour pouvoir revenir au point d'équilibre, enrichi par cette expérience. L'immobilité est le refus catégorique de tout mouvement, jusqu'à la rigidification la plus complète. L'allégorie du chêne et du roseau nous enseigne duquel des deux craint la tempête...


Le paillage des cultures a des atouts incontestables : protection des rayons solaires trop puissants, conservation de l'humidité, nutrition de la vie du sol, etc.

Qu'en est-il cependant à la sortie de l'hiver, quand le sol est encore humide et que le soleil est encore faible ? Le paillage ne serait-il alors pas à ce moment-là un obstacle au réchauffement du sol et donc au développement des cultures ? Ne constitue-t-il pas un abris formidable pour les limaces à deux pas (ou plutôt deux glissements baveux !) des jeunes pousses si tendres et délicieuses ?


Alors, il faut mettre du paillage ou non ?

Posée ainsi, la réponse à cette question est simple. Et LA solution miracle se dessine alors : faisons ce qui est le mieux pour le sol et les cultures, en fonction des saisons, de la météo, des types de cultures, etc. ! LA solution réside donc en un principe, souverain, ne souffrant d'aucune doctrine ni d'aucun dogme.

La Vie étant un mouvement constant, le jardinier se doit de suivre cette danse.


La musique est faite de notes, et du silence entre ces notes.

Le jardinier dit à la Nature, je veux mettre des tomates ici et là des carottes, et puis après j'y mettrai des choux. Mais il doit aussi apprendre à se taire, pour écouter ce que la Nature a à lui dire.

Je vous livre ici ce qu'elle m'a raconté cet hiver.


Le printemps, du latin primus tempus, ou le premier temps, la première saison.

En ancien français l'on disait primevère (qui a donné le nom à la fleur) de la locution latine primo vere, ou prima vera. Je ne peux m'empêcher d'entendre "premier vert".

En tout cas, les arbres se parent de leurs toutes nouvelles feuilles, d'un premier vert tout particulier, que nous trouvons simplement magnifique.

Hâtez-vous d'aller l'observer, car il sera bientôt remplacé par le vert d'été.



Je vous laisse avec cette chanson d'Yvan Marc.

Joyeux Printemps !









Le nom « solstice » est un emprunt au latin solstitium (de sol, « soleil », et statum issu de stare, « se tenir debout, demeurer immobile »), faisant référence aux deux époques de l'année où le Soleil atteint sa plus forte déclinaison (boréale ou australe) et paraît être stationnaire pendant quelques jours.


Se rapprocher de la Nature implique également le fait de se rapprocher de son rythme, et de ses cycles. Les différentes dates du calendrier officiel paraissent alors bien artificielles, sans réels fondements, comparées aux différents événements cosmiques, précis, alignés, et réglés comme une fine orfèvrerie.


Le solstice d'hiver marque comme son nom l'indique, l'entrée en hiver d'une part, mais aussi le début du rallongement des jours, aussi discret soit-il. Alors qu'avant il symbolisait pour moi le début des longs mois de froid et de pluies, il représente maintenant le retour à la Terre Mère. Toutes les feuilles, herbes sèches, tombées au sol, vont venir nourrir la Terre, en se transformant en humus, au gré de l'humidité bien présente. L'Arbre doit faire descendre sa sève dans les profondeurs, avant de pouvoir créer ses nouveaux bourgeons. Cela marque une période propice à l'introspection, au recueillement, au retour à soi.


Tous ces cycles se répétant, donne l'impression d'un cercle sans fin. Penser à soi avec légèreté, penser le monde en profondeur.

En prenant un peu de hauteur, si ces cercles s'empilent les uns sur les autres, comme un ressort, un mouvement vertical se dessine alors. L'Arbre se moque des intempéries, des tempêtes, du gel. Pour lui, seul ne compte que la volonté et l'espoir de faire renaître ses bourgeons. Il profite de ce retour à la Terre, pour y puiser les forces nécessaires à sa plus belle œuvre.


En ces temps troublés, en ces confinements-retour à soi forcés, quels bourgeons espérons-nous ? Il ne tient qu'à nous de faire en sorte que ces cercles répétés dressent un mouvement vertical vers le haut, qu'ils se transforment en spirale vertueuse.

N'est-ce pas étonnant que la période la plus sombre de l'année soit la plus propice à la féérie, à l'enchantement, portés par les Fêtes de fin d'année ? Et si la qualité des bourgeons de printemps provenait de l'intensité de l'enchantement mis en œuvre au cœur de cette obscurité ?

Je souhaite à l'Humanité les plus beaux bourgeons qu'elle n'ait jamais connu pour le prochain printemps.